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VLAMINCKa.jpgMaurice de Vlaminck (1876-1958), Maisons dans le Perche
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Art

Lundi 15 janvier 2007


Qu'a t'on en tête lorsque l'on évoque la mélancolie?


A l'image de ce tableau magnifique de Joseph-Marie Vien, on imagine généralement quelquechose de triste et de doux.


 

Ce tableau très justement intitulé La Douce Mélancolie peint en 1758 colle très bien avec la définition qu'en donne le Petit Larousse. Celui-ci la présente la présente, en effet, comme un "Etat de dépression, de tristesse vague".

Cette idée se retrouve également, quelques siécles auparavant, dans la Melancholia de Dürer.



 Et bien, ces deux représentations me donneraient presque envie d'être mélancolique à mon tour. A ce sujet j'ai vu un site de "gothiques mélancoliques". Je pense qu'ils seraient heureux de lire ce qui va suivre.


Voyons les symptômes que présentaient ces malades. Au XVIIIe siècle, les médecins Jean-François Dufour et François Doublet les évoquent de façon très précise et s’appliquent à toutes les formes de la maladie. Les indices qui permettent de déceler l’état mélancolique sont : « la maigreur, un teint sombre, vert ou plombé, des taches brunes, et quelquefois des excroissances adipeuses qui deviennent jaunâtres: l'élévation des hypocondres, des vents, des borborygmes, des anxiétés, la constipation, ou des déjections poisseuses, les urines d'un jaune-vert, des palpitations ». L’idée que s’en faisait Dufour en 1770 dans son Essai sur les opérations de l'entendement humain et sur les maladies qui les dérangent, est à peu près la même. Quelques détails diffèrents concernant le teint: « la couleur (…), de pâle qu'elle est d'abord, devient jaune, brune, livide, noire, avec des tâches semblables »  et l’urine : «les urines sont quelquefois fort épaisses et en petite quantité, d'autres fois, elles sont plus abondantes, claires comme de l'eau » .

 Finalement je crois je vais rester dans mon état actuel (la vie en rose)...


Il est amusant de constater que ces représentations, tant en peinture qu'en littérature ne collent pas avec la description qu'en faisait la médecine au XVIIIe siècle. Mais bon, ne généralisons pas, la mélancolie romantique inventé au XIXe siècle n'a tout de même pas cette représentation. On verrait mal le René de Chateaubriand avec ce genre se soucis...

Par Elodie
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