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VLAMINCKa.jpgMaurice de Vlaminck (1876-1958), Maisons dans le Perche
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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /2009 10:43
Je n'avais jamais rien lu de Philippe Besson. J'avais simplement lu quelques éloges à propos de certaines de ses oeuvres telles que L'arrière saison ou Son frère. J'ai également appris dans un extrait de l'ouvrage Une histoire des haines d'écrivains qu'il n'avait de cesse de lancer des piques à son homologue Patrick Besson. Exemples :  «Philippe Besson, encore pire que l'année dernière» ou «Lors de deux cocktails, il est pourtant venu vers moi avec un grand sourire. Je lui ai juste serré la main et lui ai tourné le dos.» Pas de quoi le rendre sympathique. D'autant plus qu'après avoir lu Un homme accidentel, on se dit qu'il n'a vraiment pas de quoi faire le malin. Peut-être n'ai-je simplement pas commencé par le meilleur.

Pour commencer, de quoi parle ce roman?
Dans un des quartiers les plus riches de Los Angeles, un jeune prostitué est assassiné. Un crime qui conduit à la rencontre de deux hommes qui n'auraient jamais dû se rencontrer. L'un est inspecteur de police, l'autre est la nouvelle coqueluche d'Hollywood dont le monde entier s'arrache les photos. Une affaire criminelle dans laquelle se greffe un récit d'amour... (présentation de l'éditeur)

Ce résumé, n'a pas de quoi nous affoler. C'est un thème plutôt accrocheur. On espère simplement que l'auteur va le rendre assez original, que son écriture va nous transporter. Malheureusement, dès les premières pages c'est la déception la plus complète. Un Homme accidentel est un roman bourré de clichés sur tout et n'importe quoi. Dès qu'un personnage apparait, Philippe Besson en profite pour faire l'étalage de toutes les tares et de tous les préjugés liés à sa condition sociale ou à son origine. Nous avons donc droit à la famille italienne chaleureuse mais bruyante, à la concierge portoricaine qui laisse des marques de rouge à lèvres sur sa cigarette, le jeune mannequin anorexique, l'irlandais tempêtueux avec un bon fond, le jeune prostitué qui cache son argent dans une boîte à chaussures... Sans oublier, bien sûr, tous les clichés possibles et inimaginables sur les flics. Bon, je vais m'arrêter là afin de ne pas dévoiler tous les ressorts de l'histoire. Enfin l'avantage avec ce genre d'ouvrage c'est que l'on a aucun mal à se représenter les scènes.
Mais tout de même, à plusieurs reprises, je me suis demandée s'il ne faisait pas exprès (bien qu'on fasse rarement exprès d'écrire un livre moyen). Par exemple, à un moment le narrateur dit " ça m'a toujours énervé les ficelles trop grosses". Là, forcément on s'interroge.

Au final, qu'en dire? Et bien... Un Homme accidentel n'est pas un livre désagréable à lire. J'imagine que Philippe Besson à quand même quelque talent d'écrivain. Mais c'est un livre vite lu, vite oublié. Rien de transcendant quoi. Un petit point positif néanmoins concernant le dernier quart du livre qui, malgré les clichés persistants, est au dessus du reste du livre.



Références de l'ouvrage:
Un homme accidentel / Philippe Besson, Julliard, 2008
Paru également en poche aux éditions 10-18 en janvier 2009
Par Elodie - Publié dans : Le monde du livre et des bibliothèques - Communauté : Cultures
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