Pause musicale

VLAMINCKa.jpgMaurice de Vlaminck (1876-1958), Maisons dans le Perche
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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /2009 14:25

Ma passion pour La Dame aux Camélias a commencé il y a quelques années lorsque pendant un cours sur l'histoire de la musique le professeur nous a montré la première demi-heure de La Traviata interprété par Anna Netrebko et Rolando Villazon. L'interprète de Violetta était tellement belle et émouvante que ça m'a donné envie voir cette version en vrai mais également toutes les interprétations de cette histoire.
J'ai donc vu l'été dernier La Dame aux Camélias mis en scène par John Neumeier. Ce fut un véritable ravissement dès les premières secondes. Et la musique de Chopin ne pouvait que renforcer l'émotion déjà suscitée par cette histoire tragique.

Puis, je me suis enfin décidée à lire La Dame aux Camélias d'Alexandre Dumas Fils. Une amie à qui j'avais révélé mon intention m'a prévenue.  "Tu vas voir, ce n'est un pas chef d'oeuvre" m-a-t-elle dit. Bien entendu, ça n'a pas freiné mon envie de le lire. Même s'il est vrai que ce n'est pas parce que son père est un formidable écrivain que le fils doit avoir son talent. Il y a plein d'exemples qui nous prouvent le contraire. Ceci dit, La Dame aux Camélias a eu un grand succès de son temps.


Résumé
Elle l'aimait, elle en était aimée mais la bienséance et la mort la séparèrent de lui.
Ce roman, dont Alexandre Dumas fils tira aussi un drame, est inspiré de l'existence authentique de Marie Duplessis. Merveilleusement belle et intelligente, cette courtisane fut adorée du
Tout
-Paris et de l'auteur lui-même. Il dut renoncer à elle, car il n'était pas assez riche. Verdi fit de ce drame un opéra sublime, La Traviata, que Franco Zeffirelli filma avec grand art. Armand et Marguerite vivent un amour immense, qui survivra à tous les obstacles et à toutes les tromperies.
Le père d'Armand interdit cet amour inconvenant. Mais rien n'aura empêché le bonheur d'aimer, la virginité retrouvée, l'argent et les conventions dédaignés. L'amour véritable, c'était pour Marguerite l'espoir, le rêve et le pardon de sa vie. Tout lui fut donné, mais à quel prix !




Honnêtement, c'est une très belle histoire. Et cela, d'autant plus lorsque l'on sait que l'auteur l'a en partie vécue. Mais il est vrai aussi qu'un opéra convient bien mieux, à mon avis, à ce genre de drame. Bien sûr, l'opéra de Verdi découle de l'histoire de Dumas fils mais étant donnée la simplicité de l'histoire, l'inverse n'aurait absolument pas choqué.
Disons simplement que j'ai l'impression, après avoir vu l'opéra et le ballet, que le livre n'apporte rien de plus. En même temps, peut-être aurais-je du commencer par là.
Quoiqu'il en soit, le portrait de Marguerite reste un merveilleux portrait de femme. Son sacrifice, celui d'une femme amoureuse, nous laisse amirateur. Qui serait capable d'un tel sacrifice sachant qu'il conduit irrémédiablement à la perte?
Par Elodie - Publié dans : Art - Communauté : Cultures
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